Le SMP est une toxicité cutanée fréquente des chimiothérapies, qui touche les mains et les pieds, entraînant une gêne fonctionnelle importante et une douleur modérée à intense.

Le diagnostic s’appuie sur une classification des symptômes pouvant prendre en compte son impact sur la qualité de vie (effets sur les activités de la vie quotidienne).

Sa prévention et son traitement sont possibles à l’aide d’une prise en charge multidisciplinaire (podologues, dermatologues, oncologues).

Le syndrome main-pied (SMP), aussi appelé érythrodysesthésie palmoplantaire, est une toxicité cutanée fréquente induite par certains agents chimiothérapeutiques, en particulier les fluoropyrimidines (capécitabine, 5-fluorouracil), la doxorubicine liposomale ainsi que les taxanes (docétaxel).

Il touche principalement les paumes des mains et les plantes des pieds. Le SMP présente une incidence variable selon l’agent impliqué (capécitabine : 50 à 60 %, doxorubicine liposomale : 30 à 50 %, docétaxel : 6 à 58 %). De 5 à 10 % des patients présenteront un SMP de grade 3 ou 4.