Les résultats d’un nouvel essai suggèrent que la durée d’immobilisation pour une fracture du péroné stable de type Weber B peut être raccourcie sans danger de six à trois semaines.
L’essai a inclus 247 patients, âgés d’au moins 16 ans, présentant une fracture isolée du péroné de type Weber B. Les patients ont été recrutés dans deux grands centres de traumatologie en Finlande, entre 2012 et 2015. Ils ont été affectés de manière aléatoire à une immobilisation plâtrée conventionnelle de six semaines (n = 84) ou à un traitement de trois semaines soit par plâtre (n = 83) soit par simple orthèse (n = 80). Les participants ont eu des rendez-vous de suivi à 6, 12 et 52 semaines, afin de mesurer les symptômes de fracture de la cheville à l’aide du score de la cheville d’Olerud et Molander (Olerud-Molander Ankle Score, OMAS).
À 52 semaines, le score OMAS moyen était de 87,6 (écart type [ET] : 18,3) dans le groupe de traitement de 6 semaines avec plâtre, de 91,7 (ET : 12,9) dans le groupe de traitement de 3 semaines avec plâtre et de 89,8 (ET : 18,4) dans le groupe de traitement de 3 semaines avec orthèse. Les chercheurs ont également noté une légère amélioration de la mobilité de la cheville des participants dans le groupe de traitement de trois semaines avec orthèse, par rapport au groupe de six semaines.
Les auteurs ont conclu que l’efficacité de l’immobilisation pendant trois semaines par un plâtre ou une orthèse était non inférieure à celle de l’immobilisation plâtrée conventionnelle pendant six semaines dans le traitement d’une fracture isolée stable de type Weber B.
